Ca cogne…et c’est passionnant

Parier un billet de mille francs CFA ou essayer de jouer les lutteurs chez soi, tel est maintenant le quotidien des jeunes sénégalais. Enfants, jeunes et vieux sont concernés. La lutte à frappe a pris une telle ampleur aujourd’hui dans la vie des sénégalais qu’elle est devenue en un temps record aussi médiatisée que le football. et ce fait, grâce à certaines étoiles remplient de charisme.

Une histoire de bœufs et de céréales

La lutte traditionnelle sénégalaise (laamb du wolof) fait aujourd’hui parti des sports les plus pratiqués et les plus médiatisés dans le pays de Léopold Sédhar Senghor. Il Y a quelques années de cela, ce sport limité à l’espace rural était considéré comme la démonstration de la force et de la puissance d’un village face aux autres villages environnent. les compétitions (Mbapal) se déroulaient après Une bonne récolte à la fin de la saison pluvieuse et opposaient les lutteurs de chaque village. Le prix décerné était représenté par du bétail ou les produits de  la récoltes. Mais, année après années, le regard des amateurs de ce sport s’intensifie et les prix deviennent de plus en plus importants.

Qui dicte les regles ici???

Ce sport se déroule dans une arène délimité par des sacs de sable et consiste à faire chuter son adversaire. Un joueur est considéré comme vainqueur lorsque son adversaire se retrouve soit à genou, sur les fesses ou avec le coude et les cuisses à terre. Un retard (très rare) ou un mauvais état physique du lutteur peuvent être aussi la cause d’une défaite. Un combat dure au maximum 30mn (le timing peut changer selon les combats), partagés en 3 jeux de 10mn avec des pauses de 5mn entre chaque tiers temps.

Les maillons forts

Depuis environ une quinzaine d’année, ce sport est devenu un sport professionnel avec la disparition de village au profit d’écurie et a pris l’appellation de lutte à frappe, mais le véritable rebond débute avec l’arrivée de l’écurie Boul Fall avec à la tête Mohamed N’dao surnommé Tyson, un titan de 1.98m pour 135kg. On note également d’autres grandes figures comme le Bombardier (Serigne Ousmane Dia), Robert Diouf (Mohamed Ndiaye), Tapha Guèye ou encore Yékini (Yakhya Diop) qui porte le titre de champion présentement.

Voici la liste champion dans l’ordre alphabétique (all wanted ;-) )

* Arenas Zak, dit « l’Équarisseur »
* Balla Gaye 2
* Falaye Baldé
* Bombardier (Serigne Ousmane Dia)
* Robert Diouf (Mohamed Ndiaye)
* Fodé Doussouba
* Falang
* Gris Bordeaux (Ibrahima Dione)
* Lac de Guiers
* Lac de Guiers 2
* Mbaye Guèye
* Tapha Guèye
* Manga
* Mame Gorgui Ndiaye
* Doudou Baka Sarr
* Tyson (Mouhamed Ndao)
* Yékini (Yakhya Diop)

source wikipedia

Quand un marabout se porte garant de la chance d’un lutteur…

est-ce qu’il y aurait de la lutte sans le coté mystique de la chose? oui -°( tu rêve ou quoi??) bien sure que non!!! c’est une partie fondamentale du laamb. c’est toute une cérémonie et pour l’ambiance, il n y a pas mieux.
Le coté mystique de la chose occupe une place très importante dans la lutte. Avant chaque combat, c’est tout un cérémonial qui précède l’entrée des lutteurs dans l’arène. les griots font d’abords leur entrée pour chanter les louanges des ancêtre des lutteurs. Ensuite chaque écurie se rassemble autour de son lutteur avec un staff de joueur de tam-tam et d’instruments folkloriques pour la cérémonie de bakk( danses et chants pour intimider l’adversaire),  suivi des marabouts pour le xon (prononcer krhon). c’est la partie la plus importante de la cérémonie. C’est à ce moment que tout se joue. les marabouts s’affrontent dans des duels d’incantations et formules mystiques. Chaque lutteur suit les ordres du marabout, en descendant par exemple de la voiture avec le pied droit ou en se recouvrant de gris-gris. Pour ceux qui veulent tenter vous êtes les bienvenues dans le monde magique de la lutte au Sénégal .

Publié dans:  on août 15, 2008 at 1:51 Laisser un commentaire
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Nayanka Bell… Africa Queen

Nayanka Bell

Nayanka Bell au massa 95

Aujourd’hui nous allons parler d’une femme exceptionnelle qui a révolutionné la musique Ivoirienne, par ses thèmes, ses instruments et son attachement pour sa culture. Il s’agit de Nayanka Bell. Ivoirienne par son père et corse par sa mère, elle est née à Danané (Ouest de la Côte d’Ivoire) et a grandi dans un campement à Agboville (Sud de la la Côte d’Ivoire) où son père travaillait comme gendarme à la brigade de la ville. Elle s’intéresse à la musique depuis son jeune age influencée par sa grande mère maternelle qui à l’époque jouait du violon traditionnel. En 1981, elle est reconnue au niveau national lorsqu’elle rejoint la chorale de la R.T.I (Radio Télévision Ivoirienne), la télévision nationale. Ses chansons parlent entre autres d’amour, de moral, d’exclus, de tradition et sont souvent accompagnées d’instruments traditionnels. Une particularité de Nayanka est que ses costumes étaient réalisés par sa mère.  Au “Lion d’Or” 1994, le trophée de la plus belle voix féminine lui est décerné . Aujourd’hui, après une brillante carrière musicale, Nayanka Bell respire l’air frais dans sa campagne à Abgoville (Nostalgique???), loin du vacarme et du bruit de la ville.

voila c’est tout pour aujourd’hui… nonn!! je n’allais pas m’arrêter la quand même :D , je vous présente iwassado (contente toi de ce que tu as – Malinké) un de ses tubes sortie en 1981 sur l’album AMIO chanté en langue malinké (Langue répandu au Mali et au nord de la Côte d’Ivoire) accompagné d’instruments folkloriques. Cette chanson fait référence aux personnes ayant honte de leurs parents handicapés . Vous trouverez les paroles de la chanson suivi de la traduction en dessous ( ca mérite des bisous non !!! ;-) hey hey!!! j’ai pas dit TOI, HOMME )

Lyrics Iwassado

Maa ti gnanan tonmonlaa
Ibangué baloula (2X)

Ni maa koun bi gnanan tonmonla bi
Ne koun na gnouman ni tonmon ko n’kéle ta hi

Maa ti gnanan tonmonlaa
Ibangué baloula(2X)

Ni maa koun bi gnanan tonmonla bi
Ne koun na gnouman ni tonmon ko ké n’kéle ta hi(2X)

A li I Ba manan kè fihen tô di
Ka ni Faa kè fihen tô di
Ka ni soro déni yéri ké la di
Ohohoho
I na kè dgiguini bèrèkalayé
dolou yé tolo kè la toumaminan
Ko i soro la bara misin ni nan
ahahahahhaaaaaaa
do lou yé kalan nan toumanminan bii
kiii ka nan tolo ne tinmin ni kan O Allah
Ko I soro laa I faaa ni baaa ‘r yala yala laa
Soura fana gnini de la (Incompréhensible  désolé hein )
n’guado ma na céeeee
do’n do na cée héeee
I bi nii sigui ki miri i la banko le la
ohohohoohoooooooo
Maaaa bé djoro la
I laban ko yééeee Ohh
I djo ka djoro laban ko lé la
n’gua Allah ma nan
ko ko gueleya dounougnan laa Ohhooohhh
A no nogoya londoooooooooo

I kana Djoro
IllaaaaBannn Koooo Lelaaaaa
I kana Djoro
IllaaaaBannn Koooo Lelaaaaa

Iwassado (Iwassado)
n’gui ki Iwassado (Iwassado)
Iwassado I yèrè la Iwassado
Iwassado (Iwassado)
n’gui ki Iwassado (Iwassado)
Iwassado I yèrè la Iwassado

Iwassado I Faa ni Baa gnan nala bi
Maaa non te Allah a leloo ohhhhh

Yebaliya ye bana djougoudi
Banaba ye bana djougou di
CAfo ye bana djougoudi
Faaa ye bana djougou di
Allah ma nen djon mi kissi Allah ka anto
Ni saya kou ye bana ye bi
Ma be nen sira (incomprehensible)

I kana Djoro IllaaaaBannn Koooo Lelaaaaa
I kana Djoro IllaaaaBannn Koooo Lelaaaaa

Iwassado (Iwassado)
n’gui ki Wassado (Iwassado)
Iwassado iyere la (Iwassado)
Iwassado (Iwassado)

Iwassado I Faa ni Baa gnan nala bi
Maaa non te Allah a leloo ohhhhh (2x)

Iwassadoo

(Toute correction sera la bienvenue :) )
Traduction Iwassado (contente toi de ce que tu as) ( Ceci n’est pas une traduction littérale)

On ne choisi
pas ses parents
On ne choisi
pas ses parents
Si l’on pouvait choisir
On aurait choisi le meilleur pour soi (2x)
Si l’on pouvait choisir
On aurait choisir le meilleur pour soi
Même si ta mère est aveugle
Et que ton père l’est aussi
Et que toi tu as la vue
Tu seras alors leur espoir
Pendant que certains jouaient
Toi tu étais en train de taffer ( je n’ai pas trouvé meilleure traduction  :-o   )
certains allaient à l’école
Mais toi tu n’as pu profiter de ces moments
Parce que tu te promenais tes parents pour chercher le diner
Alors un jour viendra
un jour viendra
Ou tu penseras à ton avenir
Tu as raison de d’inquiéter
mais sache que Dieu
Malgré toutes les difficultés que tu rencontrera
t’aidera à t’en sortir un jour

Ne t’apitoies pas sur ton sors
Ne t’apitoies pas sur ton sors

contente toi de ce que tu as
contente toi de ce que tu as
Sois fier de parents
Sois fier de ta mère et ton père

Ce n’est pas de ta faute
C’est Dieu qui la voulu ainsi

la cécité est une grave maladie
La lèpre est une grave maladie
La folie est une maladie

remercions Dieu de nous avoir préserver
Si la mort était une maladie
( O_o je ne comprend rien ici)

Ne t’apitoies pas sur ton sors
Ne t’apitoies pas sur ton sors

contente toi de ce que tu as
contente toi de ce que tu as
Sois fier de parents

Sois fier de ta mère et ton père

Ce n’est pas de ta faute
C’est Dieu qui la voulu ainsi

Publié dans:  on août 4, 2008 at 11:47 Commentaires (8)
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AKWABA ou BIENVENUE (Langue Baoulé au centre de la Cote d’Ivoire)

Bonjour à tous, Bienvenue sur le blog culturenoire. Mon objective à travers la création de ce blog est de redonner à l’Afrique sa couleur d’antan. C’est de redonner à chaque Africain, la part qu’il mérite, de retirer ce complexe forgé par les temps du colonialisme en lui faisant connaitre sa véritable origine, sa réelle appartenance et, que ce fait soit une fierté et non la cause d’une honte quelconque. Fiers d’être NOIR. Cette belle phrase. Belle mais pleine de choses qui irritent. Je ne vais pas m’attarder à parler de politique et de choses sur l’Afrique qui font mal, plusieurs personnes s’en chargent déjà et le font “bien”. Ce que je voudrais juste dire c’est combien de fois a t’on prononcer cette phrase et combien de fois avons nous agit pour que cette appartenance soit source de fierté pour nous… bref, j’espère personnellement que ce blog sera une contribution de ma part pour la consolidation de la fraternité africaine, une humble participation certes mais en espérant qu’a travers ce geste beaucoup d’africains d’Afrique, ”d’Europe, d’Asie et d’Amérique” se voudrons véritables citoyens de cette grande nation et engagé dans la lutte pour le développement de leur beau continent. Je vais principalement parler de notre diversité ethnique et de notre fabuleuse culture car tout véritable développement social comme économique passe tout d’abord par la connaissance de sa culture. Comme le dit si bien l’adage africain, “même si je ne sais pas trop où je vais, je sais quand même d’où je viens”. J’espère que, frères Africains, ce blog nous sera utile mieux, sera même un repère pour nous dans la recherche et la découverte de notre véritable « être » et aidera dans notre manière de penser, dans notre nouvelle vision du monde.

Publié dans:  on août 3, 2008 at 12:47 Commentaires (2)